Le collier de perles : la tendance qui revient, pour elle et pour lui

La perle fait son retour, et pas seulement au cou des femmes. Longtemps rangée du côté du classique un peu sage, elle revient portée par une génération qui la réinvente : plus courte, plus brute, mêlée de pierres et de couleur, assumée autant par les hommes que par les femmes. « La perle ne vieillit pas, elle se transmet. Chaque génération croit l’avoir inventée. » Voici pourquoi elle revient, les types de perles à connaître, comment la porter au féminin comme au masculin, et une marque française qui incarne cette nouvelle vague. Pourquoi la perle revient La perle a longtemps souffert d’une image trop stricte, associée au rang de perles classique porté en une seule rangée. Cette époque est passée. La perle d’aujourd’hui se porte autrement. Ras-du-cou plutôt que long, mêlée à des pierres naturelles, associée à de l’argent ou de l’or, portée en accumulation ou seule sur une chemise ouverte. Elle a quitté le registre du bijou de cérémonie pour entrer dans le quotidien. Ce retour s’explique par un goût général pour le naturel et l’authentique. La perle est une matière vivante, née dans une huître, jamais tout à fait identique d’une pièce à l’autre. À l’heure où le fait main et le durable comptent, elle coche toutes les cases. Surtout, la perle est devenue unisexe et intemporelle. Elle ne se démode pas, traverse les générations, et se porte aujourd’hui aussi bien par les femmes que par les hommes. C’est ce qui en fait un bijou sûr, à offrir comme à s’offrir. Les types de perles à connaître Toutes les perles ne se valent pas, et quelques repères aident à comprendre ce qu’on achète. La perle de culture est la plus courante. Elle naît dans une huître, avec l’aide de l’homme qui introduit un greffon pour déclencher la formation de la perle. Naturelle mais assistée, elle offre le meilleur rapport qualité-prix. La perle naturelle, ou perle fine, se forme seule dans le mollusque, sans aucune intervention humaine. C’est la perle d’origine, devenue rarissime et très chère aujourd’hui, la plupart des perles du marché étant désormais des perles de culture. La perle d’eau douce se cultive dans des moules de rivières et de lacs. Plus accessible, disponible dans une infinité de formes et de teintes, elle est la favorite des créateurs contemporains pour sa liberté de formes. La perle baroque n’est pas ronde. Irrégulière, tourmentée, unique, elle est devenue la coqueluche de la mode récente, justement parce qu’elle rompt avec la perle parfaite d’autrefois. La perle de Tahiti, la perle d’Akoya et la perle des mers du Sud sont les plus prestigieuses : respectivement grise, blanche et brillante, puis blanche ou dorée et de grande taille, elles atteignent les prix les plus élevés. On les réserve aux pièces d’exception. Un dernier repère : méfiez-vous des perles d’imitation (verre, plastique ou nacre reconstituée), sans rapport avec une vraie perle. Une perle authentique a un léger grain au toucher et n’est jamais parfaitement lisse. Les marques sérieuses précisent toujours qu’elles n’utilisent aucune imitation. Comment porter le collier de perles au féminin La perle se libère de son image sage dès qu’on la porte avec décontraction. Le ras-du-cou est la longueur du moment, portée sur un col ouvert, un t-shirt ou une chemise. Il rajeunit instantanément la perle. Le sautoir long revient aussi, porté sur une maille ou une robe, pour un effet plus bohème. L’astuce qui change tout : le layering, superposer plusieurs colliers de longueurs et de matières différentes, perles et chaîne fine mêlées. On casse le côté classique en associant la perle à de l’argent, des pierres, ou une pièce plus brute. La perle se porte aujourd’hui de jour comme de soir, avec un jean comme avec une tenue habillée. C’est cette liberté qui fait son retour. Le collier de perles au masculin C’est la vraie nouveauté : la perle se porte désormais au masculin, et le mouvement ne faiblit pas. Porté ras-du-cou sur un t-shirt uni ou une chemise ouverte, le collier de perles masculin apporte une touche douce et affirmée à la fois. On le choisit plus court, souvent mêlé de perles plus petites ou associé à des perles noires et des pierres sombres pour un rendu moins classique. L’esprit reste minimaliste : une seule pièce, portée avec assurance, suffit. C’est un bijou qui se remarque sans crier, dans l’air du temps d’un vestiaire masculin qui assume de plus en plus le bijou. Nous en parlons d’ailleurs dans notre guide des bijoux pour homme. Daïquiri Paris, la perle réinventée Chez Orzyla, on aime dénicher les créateurs qui font bouger la joaillerie. Parmi les marques qui portent le renouveau de la perle, Daïquiri Paris illustre bien cette nouvelle génération du bijou. Née en 2022 dans un appartement parisien, la marque a été fondée par Pauline et Paul, deux passionnés qui confectionnaient des bijoux sur leur temps libre avant d’en faire leur métier. Le nom, emprunté au cocktail, fait écho à la mixologie et à ses infinies possibilités de mélanges. C’est tout l’esprit de la marque : des pièces qu’on associe et superpose à l’envi, dans une logique de mix and match, avec la volonté de créer des bijoux à la fois intemporels, modernes et colorés. Ce qui distingue Daïquiri, c’est d’abord un ancrage français assumé. Toutes les pièces sont dessinées et fabriquées à la main à Paris, à partir de matières naturelles sélectionnées avec soin : perles d’eau douce, pierres fines et naturelles, argent 925, sans aucune perle ni pierre d’imitation. Les couleurs des bijoux sont celles des matières elles-mêmes. Le style, lui, est minimaliste, coloré et unisexe. Colliers, bracelets et bagues se portent aussi bien par les femmes que par les hommes. Deux finitions structurent les collections : l’argent 925 pour un rendu clair et contemporain, et le plaqué or 14 carats pour une touche plus chaude et précieuse, sans le prix de l’or massif. Parmi leurs collections, une série se démarque par son originalité : les bijoux Glow, phosphorescents. Les perles, baptisées Hotaru du nom de







